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éographique - Démographie - Culture

Le Sénégal se trouve à l'extrême ouest du continent africain, au bord de l'Océan Atlantique.
C’est un pays sahélien, essentiellement plat, bordé au nord par la Mauritanie, à l'est par le Mali, au sud par la Guinée et la Guinée-Bissau, et traversé en son centre par la Gambie.
Le territoire sénégalais est compris entre 12°8 et 16°41 de latitude nord et 11°21 et 17°32 de longitude Ouest. Sa pointe Ouest (à Ngor-Almadies) est la plus occidentale de toute l’Afrique Continentale.

Le Sénégal est composé de 11 régions, 33 départements et 109 circonscriptions.

Quel plat pays que le Sénégal ! Exceptées les deux collines des Mamelles (roches éruptives également à l’origine des îles de Gorée et des Madeleines) aucun relief n’agrémente l’horizon de la côte. Les seules véritables collines sont celles du Fouta Djalon à la frontière guinéenne qui ont du mal à culminer au-dessus de 500 mètres. Les estuaires du Sénégal, du Saloum et de la Casamance sont même au-dessous du niveau de la mer à marée haute. Les Niayes, dunes de sable côtières sculptées par le vent empêchent néanmoins le marin de voir le paysage continental sur la distance Dakar-St-Louis.

- Population : 9 800 000 habitants.
- Superficie : 196 200 km² , soit plus d’1/3 de la France. Si on le compare à ses voisins Mali et Mauritanie, le Sénégal est un minuscule pays.– Capitale : Dakar.
- Langues : français (officielle), wolof, peul, sérère, dioula...
- Monnaie : franc CFA (1,52 euro = 1 000 F.CFA).
- Salaire minimum garanti : environ 40 000 F.CFA (soit 61,5 euros). Encore faut-il être salarié pour y avoir droit, et le chômage est important.
- Régime : présidentiel.
- Chef de l'État : Abdoulaye Wade (depuis mars 2000).
- Économie : elle souffre des mêmes maux que tous les pays d'Afrique noire, aggravés par la crise de l'arachide et l'avancée de la désertification. En revanche, la pêche (1er produit d'exportation) et les gisements de phosphates sont une source de richesse considérable.
Il en est de même du tourisme, intelligemment géré. Cela dit, l’économie reste très fragile. L’industrie (27 % du PIB) pâtit de la concurrence accrue des produits asiatiques et de la croissance continue du secteur informel. L’agriculture (20 % du PIB) ne parvient pas encore à assurer l'autosuffisance alimentaire.
Ainsi, la faim frappe encore certains villages, même en Casamance où l'on trouve pourtant de nombreuses rizières cultivables à un coût raisonnable.

Peintures naïves du petit commerce

Partout au Sénégal des enseignes, publicités et décors égaient les façades et les murs des maisons. Cette imagerie populaire s'adresse aux passants qui ne savent pas toujours lire. Elle met en valeur les métiers de tout un monde d'artisans et de commerçants. Toutes ces fresques expriment avec réalisme, naïveté et humour, un appétit sensuel de vivre, de boire, de rire, de s’aimer. Bref, toute la fantaisie et l’invention sénégalaises.

Musique

Ce sont les frères casamançais Touré Kunda qui furent parmi les premiers à faire connaître la musique sénégalaise en France. Quant à Youssou N’Dour, de renommée internationale, il apparaît à travers ses textes comme un grand frère, un guide qui prône, entre autres, le civisme auprès des jeunes.
Au Sénégal, on apprécie aussi énormément les rythmes lascifs des musiques cap-verdiennes. Du reste, une importante communauté cap-verdienne est installée de longue date dans les quartiers populaires de Dakar.

Dans un autre style, pour entendre une des meilleures applications de la Kora, le bon plan est d’assister aux offices du monastère Keur Moussa (dans les environs de Rufisque), où elle est elle-même associée au djembé. Pas besoin d’être croyant pour apprécier.
Les griots sont des musiciens ambulants, professionnels presque de naissance, qui vont de village en cour royale chanter les louange d’un lignage et de ses descendants. Les plus célèbres passent à la télévision et le public se passionne pour les exploits, qu’il connaît depuis toujours, de tel grand monarque africain.

Quelques instruments typiques : la kora, le balafon, le tam-tam.

 


Le climat : soleil garanti toute l'année !

Il fait toujours chaud au Sénégal, avec un ensoleillement exceptionnel. En effet, c'est l'un des pays le plus ensoleillé du globe (plus de 3.000 h d'ensoleillement par an).

On distingue deux saisons :

- une saison des pluies, de juin à octobre, avec une importance des précipitations plus marquée du sud au nord : la végétation revit.
- une saison sèche, de novembre à mai, avec des températures comprises entre 22°C et 30°C, et des variations importantes entre le littoral et l'intérieur.

 


Transport et acheminement

Les transports sont bon marché, mais il faut savoir attendre. Folklore garanti..

Moins cher qu'on ne le pense parfois, toutes les grandes compagnies aériennes notamment Air France, Alitalia, Iberia, Air Portugal (TAP), Air Sénégal et plusieurs charters (Corsair, Euralair, Air Méditeranée…) assurent des liaisons aériennes régulières avec Dakar. Comptez cinq à six heures de vol.

Pour vous éviter tout soucis, nous pouvons organiser votre accueil à l'aéroport de Dakar ainsi que votre transfert jusqu'à la résidence où vous serez attendus et accompagnés jusqu'à la villa (moyennant une participation d'environ 35 € pour 4 personnes).

Au Sénégal, une seule ligne à voix unique : Dakar-Kidira qui se prolonge au Mali jusqu'à Bamako (1230 km au total). Sachez quand même que c'est l'aventure : certains wagons n'ont ni eau ni électricité. Ce train circule deux fois par semaine les mercredi et samedi. Dans le sens Dakar-Bamako, il est souvent bondé ; donc réserver suffisamment à l'avance, surtout lorsque l'on compte mettre son véhicule sur la plate-forme.

Il faut savoir que la plupart des véhicules qui s'arrêtent pour vous prendre sur le bord de la route vous demanderont de l'argent : à vous de négocier. Enfin, beaucoup de voitures gouvernementales circulent à travers le pays et leurs conducteurs sont trop heureux de se faire un peu d'argent de poche.

Ce sont des breaks 505 pas toujours très confortables, jamais climatisés, mais tellement authentiques pour découvrir paysages et villages reculés au fond des forêts de baobabs. En tout cas, avec le car, c'est le moyen le plus rapide et le moins cher pour les routards. Attention, les taxis ne partent que quand ils ont sept voyageurs et ne s'arrêtent pas en chemin. On les trouve aux stations-service ou aux gares routières.
Faire attention à l'état de marche des taxis qui ne sont pas toujours bien entretenus. Chaque fois qu'un passager descend, jetez un coup d'œil pour qu'il n'emporte pas “ par mégarde ” vos bagages. En cas d'accident, les taxis sont très mal assurés. Pratiquement pas de recours possible.

Sous ces termes sont réunis des véhicules fort différents. Ce sont généralement des camionnettes de couleurs jaune et bleu, très malmenées et aménagées pour une vingtaine de personnes. Tout comme les taxis-brousse, les véhicules partent une fois pleins, ce qui rend les horaires imprévisibles. Ils font en général des étapes plus courtes que les taxis-brousse. Intéressant pour les liaisons intervillages mais bonjour la promiscuité ! De plus ces véhicules causent un bon nombre d'accidents graves. Nous les déconseillons carrément. Heureusement de nouveaux cars, de couleur blanche en général, se multiplient et présentent sécurité et régularité. Un peu moins cher que les taxis-brousse.

Intéressant seulement pour 4 personnes, mais il faut savoir qu'avec une voiture de tourisme ordinaire on n'est pas autorisé à fréquenter les pistes. Si vous décidez de louer une voiture, voyez si vous n'avez pas intérêt à demander un chauffeur en même temps (environ 25 % plus cher).
Dans tous les cas, surtout si vous passez par des loueurs locaux, regardez bien les assurances incluses dans le tarif de location, et à la charge de qui sont les dommages causés au véhicule.

 


Formalités

Un passeport en cours de validité est suffisant pour les Français et les ressortissants de l'Union européenne. Attention, le passeport doit être valable 6 mois au minimum après l'entrée. Le visa est obligatoire pour les Suisses.

En principe, il faut montrer en arrivant un billet de retour. Sinon, on peut vous demander une caution (équivalant au prix du retour en avion).

En général, à votre arrivée, on vous remet une fiche de débarquement. Vous pouvez donner l'adresse de l'ambassade de France (1, rue Assane N'Doye) si vous n'avez pas réservé d'hôtel à l'avance.
Si vous désirez traverser la Gambie, demandez à l'ambassade deux entrées pour le Sénégal. Sinon vous risquez d'avoir des ennuis à la frontière.

 


Santé

Vérifier que vos vaccins sont à jour et faites vous vacciner contre la fièvre jaune, vaccin surtout conseillé pour les séjours en dehors de Dakar et de Saly et particulièrement durant la saison des pluies.

Sur place, faites attention à ce que vous mangez (éviter les crudités ou les aliments non cuits) et à ce que vous buvez (éviter les boissons non cachetées). Mais ne soyez pas pour autant paranoïaques. Consultez votre médecin pour un traitement antipaludéen, le moustique à l'origine de la transmission de la maladie sévit uniquement le soir (à la tombée du jour), il faut donc prévoir répulsifs, moustiquaire et vêtements couvrant au maximum votre corps. Là aussi, pas de paranoïa...

– Porter de préférence des vêtements en fibres naturelles, suffisamment amples pour qu'ils ne collent pas à la peau.

- Le soleil : il ne faut pas hésiter à se protéger avec des vêtements recouvrant tout le corps. Et aussi avec un chapeau, des lunettes de soleil filtrant les U.V., et une crème de protection solaire de filtration maximale.

 


Devises, change et prix
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Le Sénégal fait partie de la zone de la communauté financière africaine (CFA).
Le franc CFA a une parité fixe avec l'euro : 1000 FCFA = 1,524 euros
1 euro = 655,957 FCFA).
Depuis 1994, les banques sont autorisées à prélever une commission de 2 % lors du change entre francs français et francs CFA. On peut parfois obtenir des F.CFA avec un chéquier français BNP en euros et une carte d’identité auprès de la BICIS, mais la SGBS n’accepte plus de chèques de la Société Générale. Éviter de changer dans les hôtels où la commission atteint parfois 5 %.
Les chèques de voyage ne se négocient que dans les banques et les hôtels. Cette formule est recommandée si l'on compte parcourir tout le pays. Elle reste une solution très pratique et plutôt sûre.

La BICIS (filiale de la BNP) et la SGBS (filiale de la Société Générale) sont présentes dans toutes les villes importantes. La première accepte la Visa alors que l'autre a passé un contrat d'exclusivité avec Mastercard. Attention, lorsqu'ils existent, les distributeurs sont souvent en panne, alors prévoyez large.
Avec les cartes Visa et MasterCard, avec ou sans chéquier, on peut retirer 200 000 F.CFA (300 euros) par semaine. Avant de partir, composez le 36-16, code CBVISA, sur le Minitel pour obtenir immédiatement les adresses de tous les distributeurs de billets du pays.

– Très bon marché : moins de 2000 F.CFA (3 euros) ;
– Bon marché : de 3 000 à 6 000 F.CFA (4,5 à 9 euros) ;
– Prix moyens : de 6 000 à 10 000 F.CFA (9 à 15 euros) ;
– Plus chic : au-delà.

À l'origine, le bakchich était le cadeau de bienvenue, en signe d'hospitalité et d'amitié. Aujourd'hui, le bakchich est hélas employé à tort et à travers.
La meilleure solution est de donner le bakchich au chef de village ou à l'instituteur (crayons, stylos, cahiers...) qui le distribueront.
ATTENTION ! En ce qui concerne les médicaments : n'en donner qu'aux dispensaires, missions... en aucun cas à des particuliers qui, à coup sûr, s'empresseront de les revendre, même périmés.

C'est à la fois un plaisir, un jeu, un sport nécessitant beaucoup d'humour, de bagou, de ruse, de subtilité, de patience et de sang-froid (eh oui !). Un truc : faites un tour, demandez les prix, puis déterminez celui que vous désirez mettre. Marchandez en partant de beaucoup plus bas. Dans un marché, un bazar, divisez les prix par 2 ou 3 (parfois c'est plus, mais c'est dur à savoir !). Ailleurs, retirez au moins 20 %.
Un autre principe est de ne jamais dire son prix le premier. Avant d'aller faire des emplettes, prenez soin de répartir vos sous en plusieurs petites sommes planquées en différents endroits sur vous ou dans les pochettes d'un sac. Ne sortez jamais une tentatrice liasse de grosses coupures.
N'oubliez pas que bon nombre de commerçants sont superstitieux. Levez-vous tôt ! En effet, si vous êtes le premier client, le vendeur sera beaucoup plus indulgent, car c'est un présage qui lui permettra de faire une bonne journée.
Enfin, n'oubliez pas qu'on trouve des choses étonnantes dans les marchés et les bazars, par exemple des pierres semi-précieuses ou des antiquités qui n'en sont pas...

 


Cuisine et boissons
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Composée principalement de céréales, la cuisine locale emploie bon nombre de sauces pour préparer ou accompagner poisson ou viande. Les produits incontournables sont le piment et le riz. Dans une famille, généralement, on mange par terre, déchaussé, sur une natte, à la main mais souvent on offre une cuillère à l'invité blanc.

Plus qu'un aliment, le riz est un élément sacré qui participe à tous les moments de la vie.
Le meilleur riz provient de Casamance où les rizières, pourtant nombreuses, ont un rendement malheureusement trop faible pour assurer l'autosuffisance du pays.

Quelques spécialités sénégalaises

Tiéboudienne : plat national, appelé aussi riz au poisson, accompagné de légumes.
Yassa au poisson : thiof, ou mulet. Servi avec du riz.
Yassa au poulet : servi avec du riz.
Maffé aux cacahuètes : viande de bœuf ou poulet avec des cacahuètes, des tomates et du riz.
Thiou aux crevettes : crevettes à la sauce tomate, avec du riz.
Beignets de poisson, boulettes de mil.
Lakh : bouillie de mil et de lait caillé.
Ngalakl : mélange de pâte d'arachide, de pain de singe (fruit du baobab) et de mil.
Poisson farci à la saint-louisienne : le mulet rempli de sa chair hachée, avec de la mie de pain, du poivre, du piment, de l'ail, de l'oignon et du persil.

Le Sénégal possède une variété de jus naturels bien à lui :

Le bissap : infusion faite d'une décoction des fleurs (rouges) de la légumineuse que les Sénégalais appellent oseille à cause de son goût acidulé.
Le gingembre (ou ginger) : décoction de gingembre avec de la menthe et de la muscade.
Le tamarin (ou dakhar) : c'est la décoction de fruit du tamarinier.
Le bouye : boisson de couleur laiteuse faite à partir du pain de singe.
Le ditakh : jus obtenu à partir d'un fruit qui rappelle par sa forme et sa chair (verte) le kiwi.
Le vin de palme : spécialité de la Casamance, cet alcool est extrait des palmiers.
La bière de mil et l'hydromel : surtout dans le Sud et en pays bassari.
Le thé à la menthe : servi partout, tout le temps.

Attention : le Sénégal étant fortement islamisé, la vente de vin, aussi bien dans un établissement libanais que sénégalais, est parfois mal vue. Cependant, la bière locale est assez répandue.

L'alimentation

Les crudités posent un réel problème, pouvant être souillées par ce que nous appellerons pudiquement “ l'engrais humain ”. On peut donc attraper avec elles toutes les maladies de l'eau souillée. Alors que faire ? Soit on se passe de crudités, soit on prépare soi-même la salade, en la lavant bien, feuille par feuille, avec une eau propre, soit on cuit les aliments. Au restaurant : n'hésitez pas à aller faire un tour aux cuisines en demandant gentiment au patron de vous accompagner.
Les viandes ne posent pas trop de problèmes. Il suffit de s'assurer qu'elles ne sont pas trop faisandées et surtout qu'elles sont bien cuites. L'idéal est un ragoût. Sur le plan sanitaire, c'est le mouton qui pose le moins de problèmes, et le porc qui en pose le plus.
Les poissons d'eau douce ne posent pas de problème, lorsqu'ils sont frais bien entendu. Les poissons de mer peuvent être responsables d'empoisonnement : se renseigner auprès des locaux.
Les produits laitiers peuvent comporter un risque. Alors, si vous craquez, faites bouillir le lait pendant de longues minutes (le plus longtemps possible). Vous pouvez compléter le traitement en ajoutant ensuite un comprimé d'Hydroclonazone ou Micropur par litre (comme pour l'eau). Les fromages frais, caillettes, et autres yaourts artisanaux sont parfois de véritables bouillons de culture : on évitera donc. Mêmes remarques pour les glaces, sauf si l'on est sûr qu'elles proviennent d'une industrie bien contrôlée.
Un point qui est peut-être le plus important : avant toute manipulation d'aliment, SE LAVER LES MAINS au savon de Marseille, ongles coupés court.

Boissons

– Demander aux locaux ou aux Européens vivant dans chacune des localités si l'on peut boire l'eau du robinet.
– Essayer de consommer des boissons “industrielles”. Veillez à ce que ces eaux vous arrivent non décapsulées. Les bières sénégalaises sont toujours sûres et fort bonnes.
– Enfin, si vous êtes coincé en brousse, prenez l'eau que vous trouvez, mais vous attendrez deux heures avant de la boire, le temps que votre comprimé antiseptique fasse effet (Hydroclonazone, Micropur). Vous pouvez aussi la porter à ébullition pendant au moins 10 mn ou la filtrer vous-même avec les filtres portables adéquats (type Katadyn ou Pentapure).
Ne pas oublier que, si une boisson peut être stérile, le verre ne l'est pas : un petit rinçage, un coup de mouchoir propre, ou bien boire à la bouteille. Pensez aussi et surtout aux glaçons, qui ne sont sûrement pas faits avec une eau stérilisée.


Langue, us et coutumes

Le Sénégal est l'un des pays ayant le mieux assimilé l'influence de la langue française, tout en présentant d'heureuses différences linguistiques et une réelle originalité quant à la richesse des expressions qu'elle propose.

Cependant, dans bien des villes et des villages reculés, la pratique du français est souvent rudimentaire, voire inexistante. Il est donc bon de connaître quelques mots et expressions de wolof. Il faut rappeler que 2,4 milions d’adultes sont analphabètes. Dans le primaire, seulement 54% des enfants sont scolarisés.

La langue officielle est donc le français, compris par une bonne partie de la population. Il existe six langues nationales (Wolof –la plus répandue–, Serere, Diola, Puular, Soninké, Mandingue) et plusieurs autres dialectes.

Les salutations sont importantes : Les salutations chez le wolof est un des apects qui marquent le visiteur dès son arrivée. Le rituel des salutations, même s'il se perd de plus en plus au profit du "bonjour , ça va", reste très présent. Ainsi, n'ayez pas peur de saluer plusieurs fois la même personne dans la journée à partir du moment où vous vous êtes quittés.
Le "Salam Aleykoum - Maleykoum Salam" musulman est omniprésent sauf en Casamance. N'hésitez pas à l'employer au maximum ! C'est la clé d'entrée du Sénégal. Que vous abordiez un taximan, un boutiquier, que vous rentriez dans une maison, en villa ou à la campagne, que vous vous adressiez à un homme, une femme, un vieux, Salamaleykoumez à outrance !

 


Décalage horaire

Lorsqu'il est 12 H en France (heure d'hivers) ==> il est 11 H au Sénégal
Lorsqu'il est 12 H en France (heure d'été ) ====> il est 10 H au Sénégal

 


Electricité

220 V et prises à deux fiches rondes.

 


Poste, Téléphone et Internet

Le service postal est fiable. Les bureaux de poste sont ouverts de 8h30 à 16h.
Des services complémentaires (courrier express, transfert d'argent) sont proposés.

Le téléphone marche bien au Sénégal et il est organisé de manière assez efficace. La Sonatel multiplie les cabines à carte, surtout dans l'Ouest, en Casamance, et jusqu'à Tambacounda (pas à Saint-Louis). Cartes de 40 unités à 5000 F.CFA (7,5 euros) et de 120 unités à un peu moins de 10000 F.CFA (15 euros). Également de nombreux télécentres privés où il est facile d'envoyer et/ou de recevoir un fax (ou un message) quand il n'y a pas de téléphone dans votre lieu d'hébergement.

– France vers Sénégal : 00 + 221 + numéro du correspondant.
– Sénégal vers France : 00 + 33 + le numéro du correspondant à 9 chiffres
(c'est-à-dire le numéro à 10 chiffres sans le 0 initial).

Il existe également de très nombreux cybercafés pour votre connexion Internet.

 


Religions

La population est constituée à environ 90 % de musulmans, principalement des Wolofs, des Toucouleurs, des Lébous, des Peuls et des Madingues.
Les Diolas et les Sérères pratiquent plutôt le christianisme, même si beaucoup le mélangent à des croyances traditionnelles.
L'Afrique est un continent où la plupart des religions du monde cohabitent parfois bien, parfois moins bien. Si l'Islam est la religion dominante dans la partie Nord, ce sont les religions chrétiennes et traditionnelles qui font le plus d'adeptes au Sud d'une ligne partant du Cameroun à l'Ouganda. Le Sénégal ne déroge pas à la règle.

LES HEURES DE PRIÈRES MUSULMANES

Nom de la prière
Heure de la prière
Prière de l'aurore (Fadiar)
05:52
Prière du début de l'après-midi (Tsibar)
14:15
Prière du milieu d'après-midi (Takussan)
17:00
Prière du coucher (Timis)
19:38
Prière nocturne (Guéwé)
20:38

 


Sports et loisirs

Aujourd’hui, le Golf de Saly est une oasis qui cache bien des surprises au détour de ses greens. L'entrée à peine passée, c'est une débauche de couleurs et de vie.
Hors du terrain, rien ne permet d'imaginer un seul instant que la forêt tropicale a repris ses droits d'une manière aussi brutale.

Les côtes de l’Afrique occidentale sont très poissonneuses et propices à la pêche. Elles sont en effet le point de rencontre des courants chauds équatoriaux et des eaux froides des Canaries. Quelques clubs spécialisés dans la pêche sportive ont pignon sur plage. Plusieurs types de pêche sont pratiqués selon les régions : pêche au lancer, dite surf-casting, à la traîne, au gros. Les passionnés du moulinet ou de la canne comme les amateurs de poisson frais seront donc particulièrement bien accueillis. On trouve : espadons, thons, thiofs, capitaines, barracudas, carangues, merlus... Bientôt, ils n'auront plus de secrets pour vous, morts ou vifs !

Saison des pêches :

Pêche au gros de juin à fin novembre : espadons voiliers, requins, marlins, thons, coryphènes.

Pêche au demi-gros d'octobre à juin : carpes rouges, diabars, carangues, courbines, thons, liches, mérous, badèches, pagres, daurandes.

Plus qu’un sport national, la lutte révèle l’âme du pays, à travers une mise en scène qui mêle la danse, la musique et la religion.
Lorsque l’homme fait son entrée, les griots se déchaînent sur leurs tam-tams. Le lutteur se met alors à tournoyer sur lui-même puis, toujours soutenu par la musique, il récite les baks, poèmes qui proclament sa gloire. La foule lui hurle sa joie et son soutien.
La lutte en elle-même ne durera que quelques instants, mais l’essentiel n’était pas là.

Si la lutte demeure le sport national du Sénégal, les passions qu'elle soulève sont moindres en comparaison avec le football. Les bons résultats de l'équipe nationale à l'échelle internationale catalysent les folies des supporters des Lions du Téranga. Où que vous soyez, n'hésitez jamais à enfiler votre short pour taper la balle avec de jeunes Sénégalais. Plaisir assuré.

À l'image de nombreux peuples africains, le jeu est très présent dans la vie des Sénégalais. Découvrez le jeu d'awalé, jeu de réflexion simple mais qui demeure un chef-d'œuvre d'intelligence ludique. Différents jeux de cartes, de dames et autres jeux à même le sable méritent que l'on s'y intéresse.

 


Traditions

Quelques fêtes locales

Le Fanal : entre le 24 et le 31 décembre (se renseigner avant). Défilé, au son des tam-tams et des chants, de lampions confectionnés par les habitants.
Le fil : en juin, à Touba-Toul (près de Thiès). Danses et chants où l'on prédit les événements de l'année. Quatre jours, du samedi au mardi.
Masque Kagran : en mai, en Casamance. Fête malinké.
Fêtes de l'initiation : en Casamance et en pays bassari. Elles ont souvent lieu pendant les vacances scolaires (mars-avril), quand les initiés ne vont pas à l'école. Si on ne peut pas assister à la cérémonie rituelle, on peut le faire pour les danses qui s'ensuivent et on peut même les photographier. Se renseigner dans les villages, surtout si l'on entend des chants ou des coups de fusil !
Manidan : en avril, dans la région de Kédougou.
Nit : en avril. Combats d'initiation des jeunes Bassari.

25 décembre.
1er janvier
4 avril : fête de l'indépendance.
1er mai : fête internationale du travail.
La Korité : grande fête qui célèbre la fin du ramadan, selon le calendrier lunaire.
La Tabaski (ou fête du mouton) : selon le calendrier lunaire également. Commémoration du sacrifice d'Abraham.

Le Magal : à Touba. Le Grand Magal commémore le départ en exil du fondateur de la confrérie, cheikh Amadou Bamba, et le Petit Magal, sa mort. Imposants pèlerinages.
Le Gamou : célébration de la naissance du prophète. Là encore, imposants pèlerinages vers les mosquées de chacune des confréries.
Pèlerinage chrétien à Popenguine : le lundi de Pentecôte. Au sud de Dakar en allant vers la Petite Côte.

Sachez qu'au Sénégal, il est extrêmement important de dire bonjour avant toute entrée en matière et de serrer la main de la personne que vous souhaitez aborder.
Une chose est sûre : un Sénégalais honnête ne vous abordera pas de lui-même.
Au risque de vous consterner, au Sénégal, l'apparence vestimentaire, la parure, question de fierté, sont primordiales, parfois au détriment des nécessités vitales. Alors inutile de dire à ceux qui sont à la limite de la misère et de la faim, que vous n'avez pas d'argent...
On précise également à certains zozos d'arrêter de donner des adresses bidons aux gens qu'ils rencontrent n'importe où, après avoir échangé deux mots, ou de leur promettre des photos et de ne jamais les envoyer. Les Blancs ont la réputation de ne pas mentir, autant essayer de la conserver.

Attention ! Bousculer l’ordre établi par la société serait une insulte. Même s’il vous choque, acceptez-le.

Aujourd'hui les Sénégalais sont islamisés à 90 %. Chrétiens et animistes se partagent les 10 % restants, quand ils ne sont pas un peu des deux à la fois. On s'empresse de vous faire une suggestion amicale : n'hésitez pas à demander à quelle confrérie religieuse et à quelle ethnie appartiennent les gens avec qui vous sympathiserez. Non seulement vous leur ferez plaisir mais vous bénéficierez d'une meilleure compréhension quant à ce qui nous différencie.

L'islam sénégalais se répartit en confréries qui correspondent à des tendances formées dans le contexte de la colonisation. Chacune d'elles se regroupe autour d'un marabout.
– La tidjania, dont le propagateur chez les Wolofs fut El Hadj Malick Sy, est d'origine toucouleur et s'inscrit dans la lignée de l'islam maure répandu au Maroc et en Mauritanie.
– Le mouridisme (de mourid : aspirant en arabe) a été fondé par Amadou Bamba vers la fin des années 1880, dans le Baol, la région où fut érigée la fameuse mosquée de Touba.
– La qadria, est réduite à la portion congrue depuis que sa réputation en a pris un coup au moment de la traite des nègres puisqu'elle est devenue la religion des maures esclavagistes et pilleurs. Aujourd'hui en voie d'extinction dans le Nord, on lui prête encore attention en Casamance.
– Les layènes, quant à eux, quasi exclusivement lébous, sont concentrés sur la presqu'île du Cap-Vert.

Au Sénégal, comme dans de nombreux pays du monde, le catholicisme est en régression.

On distingue trois sortes de marabouts :
– Les marabouts animistes : ici, le titre de marabout a remplacé celui de fétichiste, sorcier ou jeteur de sort, mais la fonction est la même, il communique avec la nature et recherche l'unité naturelle des choses et des êtres pour en déceler l'esprit global.
– Les religieux : musulmans, leur pratique s'inspire des préceptes du Coran. Les grands marabouts religieux, ou du moins les plus riches d'entre eux, occupent une place de plus en plus importante dans la vie politico-sociale du Sénégal.
– Les marabouts de ficelle : les déviants des deux précédentes catégories ; on veut dire les charlatans qui ne voient que le côté financier de la situation.

En gros, l'animisme, très fort en Casamance, dans le Sénégal oriental et en Gambie, reconnaît l'existence d'une force vitale présente chez tous les hommes.
L'attachement aux croyances traditionnelles est encore très vif dans la population. Même les fidèles musulmans ou chrétiens sont nombreux à perpétuer des rites animistes ancestraux